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Parrain 2004

Colonel Jacques Strahm, Commandant des Gardes-Frontières à Genève

En 2004, j’étais alors Commandant des gardes-frontière de Suisse romande (- Jura). Un collaborateur de mon EM, M. Bachard, vient me voir avec une demande pour moi surprenante. Il a eu une conversation avec la Présidente du téléthon qui fait une réflexion pour trouver un Parrain pour SON téléthon 2004. Je serais un « nominé » et il me demande si j’accepterais de rencontrer cette présidente, Mme Scheidegger, pour en discuter.thon.

Bien que je ne comprenne pas ce que je pouvais apporter au Téléthon, n’étant de loin pas un « people », j’ai bien sûr accepté de rencontrer la Présidente. Par curiosité et par sensibilité personnelle, j’y reviendrai.

Le rencontre eu lieu rapidement. Mme Scheidegger était persuadé que je serais un Parrain pouvant aider à la médiatisation du téléthon 2004. Devant une telle conviction et une force de persuasion hors du commun, et après avoir clarifié l’ampleur de mon activité dans le terrain, j’ai accepté l’honneur qui m’était fait, non sans une fierté certaine.

Il faut dire que la problématique des maladies orphelines me touchait encore plus qu’un être normalement constitué. Un couple de mes amis avait 2 filles atteintes de l’Ataxie de Friedreich. A dix ans, elles étaient en fauteuil roulant. Mon épouse était la marraine de la cadette. Ma motivation était évidemment immense.

N’étant pas de caractère à assumer un simple rôle de potiche, j’ai demandé à M. Bachard de réfléchir à ce que le Corps des gardes-frontière pouvait faire pour le téléthon. Il me fit très rapidement une proposition saugrenue alors pour un corps constitué : un calendrier de photos d’agents en tenue « sportive ». Après une hésitation bien légitime j’ai donné le feu vert en fixant mes conditions : photos artistiques, pas d’érotisme provocant, pas de collaboratrices, sur une base volontaire, hors service, sans frais pour la Confédération. M. Bachard piloterait toute l’action et devait, avant impression, me soumettre les photos. Eviter tant que faire se peut d’ébruiter cette action.

Ce fut un succès. Un photographe professionnel offrit ses services gratuitement. Nous avions parmi mes 600 collaborateurs beaucoup d’athlètes qui se portèrent volontaires (un garde-frontière tessinois fit même un aller-retour du Tessin pour la séance photo, (avec l’accord préalable de son Commandant que j’ai sollicité). L’opération fut un succès et permit de verser une somme coquette au Téléthon. Nous avons même eu droit à une séance de dédicaces dans une grande surface, durant laquelle mes collaborateurs ont même été quelque peu effrayés par l’enthousiasme « débordant » de certaines admiratrices ! On en resta là ! A relever que d’autres actions se développèrent dans certains postes de Genève, comme la vente d’un CD enregistré par des collaborateurs musiciens amateurs et d’autres petits spectacles. J’étais et je suis encore très fier de l’engagement des hommes et des femmes de notre Corps.

Quant à moi, mon engagement dans le terrain m’a beaucoup enrichi. En partant d’une émission de Léman Bleu avec divers intervenants dont Miranda, une chanteuse talentueuse qui se produisit avec ses danseuses brésiliennes durant le téléthon.

Enfin après les actes de promotion vint le jour J. La visite des bénévoles dans les points de vente des peluches, malheureusement impossible de les remercier tous, visite dans une piscine ou des volontaire nageaient pour le téléthon, on a même vu une responsable politique être précipitée dans la piscine (n’est-ce pas Robert ?). Bravo à cette dame qui sut garder le sourire, qui s’est rechangée et nous a rejointe, La Rega était aussi de la partie avec exposition et démonstrations, et bien d’autres activités dont celle d’un artiste dans son rôle d’automate, artiste lui aussi malade, mais qui, durant ses spectacles arrivait à maîtriser les symptômes de sa maladie. J’ai été impressionné.

Je m’excuse de ne pas citer tout ce que j’ai vécu. Ce fut émotionnellement très fort et j’en suis ressorti quelque peu changé.