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La Recherche Medicale a Besoin de Vous

Nous avons dans nos muscles des petites cellules dormantes appelées cellules satellites. En cas de traumatismes musculaires ou d’étirements musculaires excessifs, ces cellules satellites sont activées, puis elles se divisent et finalement elles fusionnent soit avec les fibres musculaires existantes soit entre elles pour former de nouvelles fibres musculaires. La capacité de multiplication et de réparation des cellules satellites suffit, chez un individu sain, à faire face aux besoins de toute une vie.

Mais certains d’entre nous naissent avec un défaut génétique, un chromosome qui possède une mutation. Si ce défaut génétique touche les cellules musculaires l’individu développera alors une myopathie. Chez ce patient, les fibres musculaires sont fragilisées et par conséquent elles se déchireront plus fréquemment. Les cellules satellites vont peu à peu s’épuiser dans leur capacité de réparation, ce qui engendrera d’abord une atrophie du muscle puis finalement sa disparition.

Si, actuellement, nous comprenons en grande partie les mécanismes moléculaires responsables des myopathies, nous ne sommes malheureusement pas encore capables de traiter ces maladies. Développer une thérapie efficace est un réel défi car il faut réussir à réparer un gène muté, tout en se rappelant que chaque muscle de notre corps est composé de milliers de cellules possédant ce défaut génétique. Aujourd’hui, plusieurs stratégies sont explorées et la probabilité de trouver un traitement efficace est de plus en plus grande et de plus en plus proche. La recherche doit donc absolument se poursuivre, car sans recherche il n’y a plus d’espoir de guérison.

Et ce sont vous les bénévoles et les donateurs qui êtes porteurs de cet espoir et qui donnez aux chercheurs les moyens et l’énergie de poursuivre les recherches pour traiter les myopathies. Une fois de plus je vous remercie de votre implication et de votre confiance et vous réaffirme que sans vous, sans le Téléthon il n’y a plus de recherche et donc plus d’espoir. Merci.

Pr. Laurent Bernheim Faculté de Médecine Université de Genève